L’association François Camatte voiliers d’exception est créée en septembre 2015 à l’initiative de son petit-fils

Association à but non lucratif, elle vise à promouvoir l’architecture navale française et les savoir-faire qui lui sont attachés à partir des productions de François Camatte.

Pourquoi promouvoir l’oeuvre de François Camatte ?

La jauge de prédilection de François Camatte, 6mJl est certainement la plus élégante et la plus libérale des formules de jauge passées, présentes et à venir…

Le dessin – Les plans – Le bois – Les ferrures : des savoir-faire d’excellence

En son temps, François Camatte conçoit et dessine d’une façon remarquable. Ses plans sont très complets et d’une grande précision, notamment ceux de charpente qui montrent sa parfaite maîtrise de la construction classique en bois.
À une époque où il n’existe pas de pièces d’accastillage standardisées – une offre qui en France, date du début des années 1970 -, ses dossiers de plans comprennent, à l’instar de tous ceux de ses meilleurs confrères, les études détaillées des diverses ferrures de pont et de gréement. Ce souci du détail l’amène à surveiller de très près la construction de ses bateaux.
Et, comme plus tard Eugène Cornu, ainsi que sans doute bien des architectes navals de renom, François Camatte garde jalousement ses plans, en particulier ceux de formes. Il semble qu’aucun n’ait jamais été publié dans une revue ou même communiqué aux propriétaires du bateau, qui ont peut-être pu les voir chez lui.

La tradition : une exigence au niveau de la construction

Si la recherche des performances est pour lui très importante, l’élégance de ses voiliers l’est tout autant à ses yeux. Coquetterie d’architecte ou réminiscence du fameux capian des bateaux méditerranéens ? On remarque, sur tous ses bateaux de la Jauge Internationale, ainsi que sur l’As Côte d’Azur, le dépassement, au-dessus du pont, de la tête d’étrave et son élégante double courbure, une référence à la tradition que les exigences de la construction ne justifiaient pas, mais qui le rend plus sympathique encore aux amateurs de bateaux.

L’originalité : une grande harmonie des formes

À côté de cette brillante production d’excellents yachts de course, l’œuvre de Camatte ne compte guère plus d’une dizaine de bateaux de croisière, dont la production ne s’étale que sur une quinzaine d’années. Or, c’est dans ce domaine que, libéré de toute contrainte de jauge, l’architecte peut donner libre cours à son inspiration. Et quand on a la chance de contempler les plans de l’un des yachts de croisière signés François Camatte, lequel les intitule “racing enrisers”, on est frappé par leur élégance et l’harmonie de leurs formes.

L’influence de ses bateaux de courses sur ses yachts

Celles-ci se caractérisent par d’importants élancements, qui atteignent 30 % de la longueur hors tout, une largeur très modérée nettement plus faible que celle des voiliers de ce genre à la même époque -, un bouchain très doux, une tonture accusée avec un franc-bord moindre, inférieur à 8 % de la longueur de flottaison et situé entre le quart et le cinquième de celle-ci. Les entrées d’eau sont fines (22 à 24°) avec des sections plus en V que sur ses bateaux de jauge. L’arrière est fessu, les longitudinales sont tendues avec une pente de voûte souvent inférieure à 20°. L’angle des fonds varie selon les bateaux de 28 à 35° sur l’horizontale, les plus creux correspondant à un déplacement un peu plus lourd. À l’évidence, François Camatte préfère augmenter le creux que la largeur (sans doute par référence à la Jauge internationale qu’il connaît si bien). Avec leur tirant d’eau modéré (20 % de la longueur en flottaison), ces voiliers de course-croisière sont fortement lestés (40 % du déplacement). Enfin, on remarque que leur gréement, en sloup ou en cotre, reste, comme pour les bateaux de jauge, “fractionné” à 80 %. Il apparaît donc, et c’est tout à fait naturel, que la conception des voiliers de course-croisière de François Camatte a été influencée par sa longue et fructueuse expérience des bateaux de course.

La transmission

François Camatte a été un des meilleurs architectes navals de sa génération, comme en témoigne la confiance, souvent réitérée, dont l’honoraient ses clients, mais également la reconnaissance que lui ont manifestée ses plus réputés confrères et les meilleurs constructeurs contemporains. Au chantier Jouet, Eugène Cornu, son cadet de dix ans, disait toute toute l’estime qu’il avait pour lui. « Je me considère comme l’héritier du vieil esprit qui guidait des hommes comme Joseph Guédon, Talma Bertrand et François Camatte, confiait-il en 1965 à un journaliste de la revue Nautisme – Les Cahiers du Yachting. Ils étaient peut-être des concurrents, mais c’était avant tout des amis ».

Plaquette version française (PDF) :
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Plaquette version anglaise (PDF) :
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